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de ces phénomènes, on pressent la possibilité d’une grande découverte qui, en dévoilant une
nuovelle loi de la nature, les rameneroit à une mime cause, et les lieroit à ceux que nous
a offerts dans les minéraux le mouvement de l’électricité.

Ces considérations avoient sans doute été bien senties par la classe, et si elle n’a pas pro-
posé de prix pour le perfectionnement de cette partie de la physique, c’est que l’étendue du
sujet paroissant nécessiter plus d’un concours, elle ne pouvoit pas lui consacrer les encou-
ragemens qu’elle doit en général à toutes les connoissances utiles: cependant chacun de ses
membres et tous les savans de l’Europe devoient vivement desirer que les recherches des phy-
siciens se dirigeassent vers ce but important, et ils doivent se féliciter de voir leur voeu rempli
de la manière la plus complète.

Pour répondre aux intentions du premier Consul, et donner à ce concours toute la solen-
nité qu’éxigent l’importance de l’objet, la nature du prix et le caractère de celui qui l’a fondé,
la commission vous propose à l’unanimité le projet suivant:

La classe des sciences mathématiques et physiques de l’Institut national ouvre le con-
cours général demandé par le premier Consul.

Tous les savons de l’Europe, les membres même et les associés de l’Institut, sont admis
à concourir.

La classe n’exige pas que les mémoires lui soient directement adressés. Elle couronnera
chaque année l’auteur des meilleures expériences qui seront venues à sa connoisance, et qui
auront avancé la marche de la science.

Le grand prix sera donné à celui dont les découvertes formeront, dans l’histoire de l’électri-
cité et du galvanisme, une époque mémorable.

Le présent rapport, renfermant la lettre du premier Consul, sera imprimé et servira de
programme.