dans un des gobelets, est de cuivre rouge, ou jaune, ou mieux de cuivre argenté,
et
l'autre Z, qui plonge dans le gobelet suivant, est d'étain, ou mieux de zinc.
J'observerai ici, en passant, que la lessive et les autres liqueurs alcalines sont
préférables, lorsqu'un des métaux qui doivent plonger, est l'étain; l'eau salée
est
préférable, lorsque c'est le zinc. Les deux métaux dont chaque arc se compose,
sont
soudés ensemble, dans quelque endroit que ce soit, au-dessus de la
partie
qui plonge dans le liquide, et qui doit le toucher par une surface suffisamment
large
: il est pour cela convénable, que cette partie soit une lame d'un
pouce
quarré, ou très-peu moins ; le reste de l'arc peut être plus étroit tant
qu'on veut, et même un simple fil métallique. Il peut aussi être d'un troisième
métal, différent des deux qui plongent dans le liquide des gobelets ; puisque
l
'action sur le fluide électrique, qui resulte de tous les contacts de plusieurs
métaux qui se succédent immédiatement, la force avec la quelle ce fluide se
trouve
poussé à la fin, est, la même absolument, ou à-peu-près, que celle qu'il
auroit reçu par le contact immediat du premier métal avec le dernier, sans
aucun
des métaux intermédiaires, comme j'ai verifié par des expériences directes,
dont
j'aurai occasion de parler ailleurs.

Or donc, une suite de 30, 40, 60, de ces gobelets, enchainés de cette manière,
et
rangés, soit dans une ligne droite, soit dans une courge, ou repliée de toutes
les
manières, forme tout ce nouvel appareil; qui dans le fond, et en substance,
est
le même que l'autre à colonne, décrit plus haut; l'essentiel, qui consiste
dans
la communication immédiate des métaux différents qui forment chaque
couple
, et médiate d'une couple avec l'autre, savoir, par l'interméde d'un conducteur
humide
, ayant lieu pour l'un, aussi bien que pour l'autre de ces appareils.

Quant à la manière de mettre celui à gobelets à l'épreuve, et quant aux
différentes expériences auxquelles il peut servir, je n'ai pas besoin d'en dire
beaucoup
, après ce que j'ai fait observer, et expliqué amplement, au sujet de
l
'autre à colonne. On comprendra aisément, que pour avoir la commotion, il
suffit
de plonger une main dans un des gobelets, et un doigt de l'autre main
dans
un autre gobelet, assez éloigné de celui-là; que cette commotion sera
d
'autant plus forte que ces deux vases seront plus éloignés l'un de l'autre,
c
'est-à-dire, qu'il y en aura un plus grand nombre d'intermédiaires; que,
par
conséquent, on aura la plus forte, en touchant le premier et le dernier de la
chaine. On comprendra aussi comment, et pourquoi, les expériences réussiront
beaucoup
mieux, en empoignant, et serrant, dans une main bien humectée,
une
lame métallique assez large (afin que la communication soit ici assez
parfaite
, et se fasse par un grand nombre de points), et touchant avec cette
lame
l'eau du gobelet, ou plutôt l'arc métallique designé, tandis que l'autre
main
se trouve plongée dans l'autre gobelet éloigné, ou touche, avec une lame
empoignée de même, l'arc de celui-ci. Enfin on comprendra,, et on pourra